Il est bien connu que ce paradis des plaisanciers qu’est la méditerranée n’est tout au plus qu’un Lac un peu agité et que les tempêtes ne sont qu’amplifié par le caractère “Pagnolesque” des méridionaux

Ci dessous extrait du rapport du Beamer pour “l’incident” survenu en mars dernier au Jean Nicoli

Dans la matinée du 6 mars 2017, le car-ferry JEAN NICOLI est en escale à Ajaccio lorsque Météo France émet un Bulletin Météorologique Spécial (BMS) pour la zone large du nord de la Méditerranée occidentale. Afin de prévenir les risques dus à la tempête qui s’annonce, le commandant, après étude de plusieurs options et en accord avec la direction des opérations, anticipe l’heure du départ à destination de Marseille.

Dans la soirée du 6 mars, le navire fait route à 18-19 nœuds sous pilote automatique au large des Îles d’Hyères, bout au vent et mer de l’avant, avec un tangage modéré, sans que des contraintes ou efforts particuliers soient enregistrés au niveau de la carène et de la machine.

L’anémomètre de passerelle est bloqué à 100 nœuds et la mer est très grosse. Bien que située sur l’avant, la passerelle reste suffisamment confortable pour que plusieurs membres d’équipage non de quart s’y tiennent (ce qui n’est pas le cas par fort tangage).

Depuis qu’il fait nuit, le commandant fait une veille visuelle en se tenant sur l’avant du pupitre central de conduite du navire, sa vue s’est ainsi accommodée à l’obscurité. Bien que la nuit soit sans lune, la mer, blanche d’écume, est bien visible.

Vers 22h00, le commandant voit la ligne d’horizon «monter» soudainement, sans pouvoir en distinguer la limite ; une vague de très grande hauteur frappe alors le gaillard et les superstructures de l’avant en brisant la vitre du sabord de passerelle situé devant lui. Une grande quantité d’eau de mer « déferle » dans la passerelle et la plupart des personnes présentes tombent et sont emportées sur plusieurs mètres. Le pupitre de conduite du navire est inondé et le plafond situé au-dessus est arraché. La propulsion stoppe et le pilote automatique décroche, la commande de barre devient inactive.

Le navire se met rapidement en travers de la houle et roule dangereusement.

Vers 22h11, l’officier mécanicien de quart parvient à redémarrer un moteur et vers 22h20 un moteur de barre en mode secours est disponible. Peu après le navire fait route vers Toulon, assisté du remorqueur de haute mer AILETTE.

Aucun passager ni aucun membre d’équipage n’a été blessé. Les véhicules transportés n’ont pas subi d’avaries.

Le JEAN NICOLI accoste à Toulon à 03h50 le 7 mars.

Pour ceux que cela intéresse ci dessous le lien vers le rapport du Beamer

http://www.bea-mer.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/beamer-fr_jean_nicoli_2017.pdf

On notera avec intérêt la bonne organisation du commandement dans la conduite du navire et de l’officier mécanicien alors que le bateau, travers à la houle, était dans une position dangereuse.

La perte des GPS,  est un élément qui doit alerter le plaisancier sur la trop grande confiance qu’il a dans les instruments électroniques. Sur un petit bateau, une mauvaise vague de quelques mètres peut faire des dégâts.

Que dire de celui qui, naviguant avec son Ipad en direction de la Corse, par jour de très beau temps, s’est retrouvé sans carte et un peu en panique lorsque la géniale tablette s’est retrouvé par 2.000 m de fond, faisant la joie du peuple des abysses qui découvrait ainsi le monde merveilleux de Steve Jobs !

 

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2017-10-21T17:46:45+00:00
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