« A l’horizon de 2020, les mers du monde seront sillonnées par des bateaux commandés à distance », explique Oskar Levander, le vice-président de Rolls Royce.

Plusieurs modèles de ces navires autonomes ont été exposés à la presse, dont un porte-conteneurs de 60 mètres de long qui pourrait atteindre la vitesse respectable  de 25 nœuds. Le groupe explique qu’un navire autonome permettrait de réduire à zéro les risques d’accident, en plus d’augmenter sa puissance moteur et ses capacités de chargement. Oskar Levander entend bien révolutionner le commerce mondial en mettant en service ces cargos autonomes dès 2020. 

Déjà, les développements engagés depuis plusieurs années sont bien avancés. Depuis quelques mois, un remorqueur autorisant le pilotage à distance est déjà en service dans le port de Copenhague (Dannemark).

Un premier ferry devrait être opérationnel en Norvège pour desservir plusieurs fjords dans le sud du pays. En outre, un projet de cargo est en cours avec un partenaire chinois.

Ålesund ne pouvait pas rester en dehors de la course de l’autonomisation des navires. Autour de cette ville de la côte ouest norvégienne se trouve en effet une concentration d’une densité rare d’entreprises du monde maritime. « Dans un rayon de 50 kilomètres, nous avons 14 chantiers et 20 compagnies maritimes », rappelle Per Erik Dalen, patron de GCE Blue Maritime, le cluster d’Ålesund et de sa région environnante, le Sunnmøre. 18 d’entre elles, parmi lesquelles les chantiers Kleven, Ulstein, Fiskerstrand, Havyard, Vard, les équipementiers Rolls-Royce et Inmarsat, les armements Havila et Fjord 1, les architectes de Skipsteknisk et l’université NTNU, ont formé un consortium pour travailler sur une toute nouvelle plateforme d’essai pour les navires autonomes

Ce que nous envisagions dans un futur lointain se transforme en futur immédiat. 

Si nous considérons le sujet dans sa globalité et que nous l’extrapolons aux immenses capacités d’innovation et de projection de l’industrie maritime chinoise en plein essor, parions qu’en 2025 – 2028 nous connaîtrons un nouveau bouleversement dans la possession du commerce maritime.

L’Europe devrait suivre de près la marine Militaire Chinoise laquelle rattrape à grands pas son retard technologique dans le domaine naval. Le quotidien de Hong Kong South China Morning Post révèle dans son édition du 1er novembre que le troisième porte-avions chinois, actuellement en construction à  Shanghaï, sera doté de catapultes électromagnétiques.

Rappelons que la Russie utilise pour sa part un tremplin, ce qui limite la masse maximale des avions au décollage et a entraîné la perte de deux aéronefs lors des opérations en Syrie.

La France utilise les traditionnelles catapultes à vapeur qui équipent les porte-avions de génération précédente, comme le Charles de Gaulle mais serait en voie d’acquérir la licence américaine pour le catapultage électromagnétique.

La Guerre des Océans serait donc lancé et les navires autonomes l’un des puissants maillons reposant sur les capacités de production industriel.

 

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2017-11-03T11:54:30+00:00
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