Sea Shepherd a mené deux opérations contre la pêche illégale en Afrique de l’ouest avec le Gabon avec le Liberia. Pavillons des navires arrêtés : Chine, Salvador, Espagne, Saint-Christophe-et-Niévès et Nigeria.

La campagne Opération Albacore II visait à intensifier les mesures existantes de surveillance et de contrôle destinées à détecter et prévenir la pêche INN et, par conséquent, s’assurer de la conformité des licences des pêcheurs présents dans les eaux de la République du Gabon. Pendant quatre mois, des membres de la Marine gabonaise et de l’Agence Nationale des Pêches et l’Aquaculture (ANPA) étaient stationnés à bord du Bob Barker, sillonnant avec Sea Shepherd les eaux territoriales du pays. L’Amiral Giuseppe de Giorgi, ancien Chef de la Marine italienne, s’est joint à l’équipage, apportant son expérience et ses connaissances pour mieux faire respecter la loi dans la région.

Deux chalutiers illégaux arrêtés

Une semaine après le lancement de l’Opération Albacore II, le Bob Barker a assisté les autorités gabonaises dans l’arrestation de deux chalutiers illégaux à la frontière entre le Gabon et le Congo-Brazzaville.

Les deux chalutiers, Haixin 23 et Haixin 28, sous pavillon chinois, ont été interceptés quand cinq bateaux de pêche, dissimulés dans l’obscurité, étaient suivis sur le radar alors qu’ils traversaient la frontière entre le Gabon et le Congo en se livrant à des activités de pêche, avec leurs filets déployés.

Des membres armés de la Marine gabonaise ont abordé et sécurisé sans encombre les deux chalutiers tandis que des représentants de l’ANPA les inspectaient. Les trois autres chalutiers se sont enfuis à travers les eaux du Congo mais n’ont pas pu poursuivre leur pêche illégale au Gabon.

Découverte d’une dissimulation systématique des prises accessoires

Sea Shepherd a également aidé les officiers de l’ANPA à mettre au jour un système de non déclaration des prises accessoires, terme utilisé pour désigner des espèces tuées alors que d’autres sont visées, à bord du Montecelo, immatriculé au Salvador, au cours d’une inspection de routine. Tout manquement à la déclaration des prises accessoires enfreint la loi gabonaise, puisque le suivi de ces prises est un élément crucial de l’évaluation de l’impact environnemental de la pêche.

Le Montecelo a été repéré en train de rejeter des prises accessoires, dont des espèces menacées comme le requin marteau et le requin soyeux. Quand, plus tard, le bateau a été inspecté, les requins morts n’avaient pas été répertoriés. Des poursuites ont été engagées contre le Montecelo.

Le cas du Montecelo relève d’un problème plus large révélé par l’Opération Albacore de Sea Shepherd de non-déclaration et de sous-déclaration, d’un facteur de 3 à 4, des prises accessoires dans les filets des thoniers présents dans les eaux gabonaises. Par le suivi et le report de ces activités, Sea Shepherd assiste les autorités gabonaises dans leur volonté de réduire la mortalité accidentelle et les blessures graves provoquées suite aux prises accessoires.

Des navires espagnols impliqués dans le “shark finning”

Un an après l’arrestation du palangrier espagnol Alemar Primero pour violation du moratoire européen sur la pêche aux ailerons de requins dans les eaux de São Tomé, Sea Shepherd et les autorités gabonaises ont aidé São Tomé et Príncipe à faire la lumière sur un autre cas de pêche aux ailerons, cette fois-ci perpétré par le Baz, lui aussi espagnol. Semblable à l’Alemar Primero, qui a été arrêté avec un chargement de 87 tonnes de requins et d’ailerons de requins, le Baz, licencié pour la pêche au “thon et espèces similaires”, transportait 69 tonnes de requins et d’ailerons de requins conditionnés. Sea Shepherd a décidé d’assister le ministère des pêches de São Tomé pour poursuivre le Baz en justice à la direction générale des affaires maritimes et des pêches de l’Union européenne. Sea Shepherd est déterminé à soutenir São Tomé et Príncipe pour mettre un terme à la pêche aux ailerons dans leurs eaux.

Opération Albacore III

Le 5 juin 2017, le président du Gabon Ali Bongo Ondimba a annoncé la création de neuf nouveaux parcs marins et 11 réserves aquatiques, assurant ainsi la protection de plus de 26% des eaux gabonaises. Ce réseau d’aires marines protégées (AMP) est le plus grand d’Afrique.

A la fin de l’année, les lois et réglementations dédiées à la préservation de ces AMP seront légalement applicables.

Les nouvelles lois et mesures de protection de la nature appellent un renforcement des moyens de leur mise en oeuvre. C’est pourquoi Sea Shepherd s’est engagée à poursuivre son partenariat fructueux avec la Marine gabonaise, l’Agence Nationale des Pêches et l’Aquaculture et le Service des parcs nationaux du Gabon pour la défense du “dernier Eden d’Afrique”. Nous sommes fiers d’avoir créé un précédent à travers notre relation avec le Gabon, alors qu’aujourd’hui notre programme d’assistance aux pays contre la pêche INN s’étend à d’autres États côtiers d’Afrique, le dernier en date étant la République du Liberia. C’est un exemple, qui fera date, des avancées rendues possibles quand la société civile et un gouvernement travaillent ensemble pour mettre fin à la pêche INN”, a déclaré le Directeur des campagnes Peter Hammarstedt.

 

Sources et Photos Sea Shepherd 

 

2017-11-15T18:44:07+00:00
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