Guide des Ports et Mouillages des Calanques de Marseille à la Presqu’Île de Giens 2016-07-16T15:39:53+00:00

Guide d’Escale, des Ports et Mouillages des Calanques de Marseille à la Presqu’Île de Giens

La côte est propice à toute sorte d’escales.

Les Ports et les mouillages y sont nombreux; voir le détail dans le menu.

Toutefois la réglementation se fait pressente et ce qui était une grande terre de libertés se rétrécit d’année en année car la fréquentation des lieux devient excessive.

Les coups de vent l’été sont relativement fréquents ainsi que les risques orageux; il est nécessaire quand on est au mouillage pour plusieurs jours d’envisager des solutions de repli; les ports étant pris d’assaut, un mouillage abrité est souvent une bonne solution.

Chant de la Mer

de Henry Jacques
A la mémoire du capitaine Lehuédé et des hommes de l’ « Eugénie-Fautrel »

Nous chanterons la Mer quand nous voudrons chanter,
Toutes les eaux, toutes les mers !
Et le vieil océan sous les pavillons étalé,
Où votre terre qui chavire
Trempe cinq continents comme de vieux navires.
Nous chanterons la mer unique et divisée
Selon la courbe des climats
Et toutes les eaux divisées
Où nous faisons pousser nos mâts.
Toutes les eaux du monde aux cartes familières
Auront leurs noms en nos gosiers,
Toutes les eaux, toutes les mers où nous avons tracé
Les signes d’un chemin aussitôt effacé.

Nous chanterons pour les Terriens
Toutes les Mers qui font la Mer, matrice immense,
Avec sa grande odeur d’iode et de semence
Et le déhanchement de ses coups de roulis.
Nous qui la possédons, insoumise et brutale,
Avec nos bâtiments taillés comme des mâles,
Dardant leur bout-dehors par la lame assailli,
Nous chanterons la mer avec enthousiasme,
Même si son amour plus foudroyant qu’un spasme
Doit nous rouler demain au plus profond des lits.
Nous chanterons, jouant de nos voiliers lyriques,
Sur les agrès tendus comme des harmoniques
Où le vent, notre ami, passe à grands coups d’archet,
Toutes les eaux de sel que le navire épaule,
Celle glacée autour du pôle
Et celle à soixante degrés.

Nous chanterons aussi la mer, quand nous voudrons,
Sur le ventre à ressort des vieux accordéons,
Et si nous n’avons qu’elles seules,
Au son des gueules !
Chantent tous nos refrains sur n’importe quel air :
Les eaux, la Mer !

Poètes de tous poils dont les pieds ont des bottes,
Dont l’aile est repliée au mitan des capotes,
Par ce que nous savons, par ce que nous aimons,
Par le vent et le sel qui brûlent nos poumons,
Par les hivers du Cap tâtouant nos mains bleues,
Par nos voiles pêchant sur mille et mille lieues,
Par l’espace saisi au lazzo des filins,
Par le fer et le bois, par le chanvre et le lin,
Nous chanterons d’instinct, toute âme, toute chair,
N’importe la musique et n’importe le vers :

LA MER

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